Est-ce que ce que nous voyons est vrai?

Mariam Chammat  a proposé à la maitresse de nous montrer   la vidéo Oeil pour oeil de la série C’est pas sorcier, qui explique comment les yeux envoient les informations au cerveau.

cahier de recherches

 

Nous l’avons vue, commentée, et ensuite nous avons essayé de dessiner ce que chacun avait appris sur les différentes parties de l’oeil et son fonctionnement.

Nous avons aussi écrit ce que nous avons appris.

 

 

Voici nos dessins

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Voici ce que nous avons appris :

  • L’oeil  voit à l’envers, il transmet l’information au cerveau par le nerf optique et le cerveau la retourne.
  • Ce que voit l’oeil n’est pas la réalité exactement.
  • Les bébés voient à l’envers, car leur cerveau n’est pas assez mûr.
  • Nos dessins sont différents. Nous n’avons pas vu et retenu les mêmes choses.

Nous avons lu un beau livre plein d’illusions optiques. Nous en avons regardé plusieurs sur internet. Sur celle-ci certains élèves voient d’abord le canard, d’autres voient d’abord le lapin.

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Nous avons essayé d’en faire quelques unes et de trouver une explication :

traits

Iban a fait un travail en arts plastiques et il a dessiné au fond des lignes qui donnaient l’impression que son chien était dans une pièce.

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Ce que nous avons appris :

  • On peut « tromper » le cerveau.
  • On peut voir quelque chose qui n’est pas vrai, juste une illusion.

Nous avons beaucoup aimé faire ce type d’expériences.

 

 

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Comment fonctionne notre cerveau?

Nous avons regardé la vidéo « C’est pas sorcier » Le cerveau  et nous avons trouvé quelques réponses à nos questions.

Nous avons appris qu’il est de la taille d’un gros pamplemousse, qu’il pèse environ 1kg300 et qu’il est très fragile. Il est protégé par un os, le crâne, et, entre lui et le crâne, il y a le liquide céphalo-rachidien. Nous nous sommes demandés à quoi il servait et la maitresse a proposé l’expérience Tête d’oeuf.

Nous avons pris deux oeufs et on s’est amusé à leur dessiner des visages. Ils représentaient deux cerveaux. On les a mis chacun dans un récipient plastique, un avec de l’eau et un autre sans eau… Ces récipients étaient des crânes. On les a secoué et celui qui n’avait pas d’eau s’est cassé tout de suite.oeuf cassé

Par contre celui qui avait de l’eau ne s’est pas cassé, alors on l’a cogné contre une table… et il ne s’est pas cassé non plus!

Il était protégé dans l’eau, comme les bébés sont dans la poche d’eau de leur mère. Notre cerveau est protégé par le crâne et par ce liquide.

Nous avons compris que le cerveau est constitué de cellules nerveuses qui s’appellent les neurones. On ne peut les voir  qu’au microscope, car ils sont tous petits. Ils se trouvent dans le cerveau, mais aussi dans la moelle épinière, à l’intérieur de la colonne vertébrale et dans les nerfs partout dans le corps.

Le cerveau est  composé de  milliards de neurones. Tous les neurones peuvent se connecter entre eux. Les connexions des neurones s’appellent les synapses.Les boutons des synapses sont connectés avec les dendrites. Nous avons cherché les parties d’un neurone. Nous avons tous dessiné des neurones et les avons reliés pour qu’ils transmettent un message au cerveau.

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chaine tableau

 

Pour modéliser une chaine de neurones qui transmet une information au cerveau, nous avons fait une chaine humaine. Nous nous sommes mis en cercle et nous nous sommes passés l’enveloppe. Pour faire passer le message, nous nous sommes tapé la main. Quand on avait l’enveloppe on devait bouger tout le corps avant de taper la main de l’autre et de lui donner l’enveloppe. Avec le message il y avait un courant qui passait. Le dernier élève était la zone de cerveau qui ouvrait l’enveloppe et lisait le message.

En regardant « C’est pas sorcier » nous avons appris que ces messages sont comme des courants électriques et qu’ils voyagent très vite dans notre corps.

Nous avons fait un puzzle avec les différentes parties du cerveau.

parties du cerveau

Mariam Chammat, qui est notre marraine des « Savantures » et qui travaille dans la recherche à Paris dans l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière, nous a proposé de continuer à regarder le fonctionnement du cerveau en regardant le fonctionnement de nos sens.

 

Le cerveau : ce coquin…

Présentation du projet par l’enseignante

Ce projet concerne 15 élèves  de l’école de Bunus : 5 CE1, 3 CM1 et 7 CM2, et nous serons accompagnés par deux chercheurs en neurosciences cognitives : Mariam Chammat et Albert Moukheiber.
Mes objectifs en tant qu’enseignante sont du domaine des sciences, mais aussi pluridisciplinaires.
Mettre en place un projet d’éducation par la recherche sur un  sujet dont il reste à nos jours beaucoup de choses à découvrir : le fonctionnement de notre cerveau, est un pari osé et à ce jour je ne connais pas encore où il va nous mener précisément.

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Les compétences sollicitées lors du projet  correspondent bien à celles de l’actuel socle commun.
Culture scientifique et technologique :
– Pratiquer une démarche d’investigation,: savoir observer, questionner
– Manipuler et expérimenter, formuler une hypothèse et la tester, argumenter
– Mettre à l’essai plusieurs pistes et solutions
– Exprimer et exploiter les résultats d’une mesure ou d’une recherche en utilisant un    vocabulaire scientifique
– Exercer des activités manuelles, réaliser certains gestes techniques
Culture humaniste :
– Pratiquer le dessin et diverses formes d’expressions visuelles et plastiques
La maitrise des techniques usuelles de l’information et de la communication
– Utiliser l’outil informatique pour s’informer, communiquer, se documenter et présenter un travail
– Faire preuve d’esprit critique face à l’information et à son traitement
– L’autonomie et l’initiative
– S’impliquer dans un projet individuel et collectif
– Collaborer

Mais ce qui me tient plus particulièrement à coeur est le lien de ce projet avec les nouveaux programmes en Éducation Morale et Civique, car il me semble que connaitre un peu plus le fonctionnement de notre cerveau peut aider les  élèves à comprendre le fonctionnement de ses émotions et ses sentiments et à apprendre un peu à les gérer.
Connaitre davantage  son fonctionnement est aussi constater que l’on ne  voit pas les choses tout à fait comme elles sont et que pas tout le monde voit ou ressent la même chose dans une même situation. C’est une éducation à la sensibilité sociale qui me semble d’une grande richesse pour tous les citoyens.
Ainsi, j’espère que faire l’expérience de cette diversité au sein de la classe et de son entourage sera un levier pour accepter les différences et être plus tolérant envers les autres.
Développer ainsi son sens critique, tenir compte de points de vue différents pour prendre soin de soi et d’autrui pour mieux vivre ensemble. Ce projet se veut un petit pas dans cette direction.

Antonia Carriquiry, professeur des écoles