Les animaux ont-ils un cerveau ?

Ce que nous pensions :

« Tous les animaux n’ont pas de cerveau. Les requins n’ont pas de cerveau, les escargots non plus. Mais les chiens ont un cerveau. »

Ce que nous avons appris après plusieurs observations (dont une course d’escargot mémorable gagnée par l’escargot jaune…) :

 

L’escargot jaune est arrivé au bord de la table. Il a senti le vide avec ses tentacules, il a tourné pour remonter sur la table. Il est donc intelligent.

 

 

L’escargot a un cerveau car :

– il peut bouger donc son cerveau est connecté au pied.

– il peut voir donc son cerveau est connecté aux yeux

– il peut sentir l’endroit où il se déplace avec ses petites tentacules.

 

En revanche, certains d’entre nous pensent que les punaises, les fourmis, les gendarmes et les phasmes n’ont pas de cerveau car :

→ Ils sont trop petits.

→ Ils sont fragiles.

→ Le phasme est en bois.

D’autres élèves pensent que tous les insectes ont un cerveau car :

→ Ils peuvent marcher.

→ Ils peuvent voler.

→ Ils peuvent creuser.

→ Les punaises ont un cerveau car elles sont intelligentes : quand elles pensent être en danger, elles envoient une mauvaise odeur pour faire partir le méchant.

→ Le phasme a un cerveau pour savoir où il va : marcher ou escalader. Pour se défendre, il se camoufle car il a la même couleur que le bois.

→ La fourmi a un cerveau car elle aime des nourritures comme ce qu’on mange dans le pique-nique.

Conclusion de l’ensemble des élèves après les observations et les discussions : les insectes ont un cerveau.

Pour voir un cerveau, il faut faire une radiographie.

 

Nous avons ensuite comparé des cerveaux de différents animaux.

L’animal qui a le cerveau le plus gros est le dauphin. Le plus petit est celui du rat.

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Les neurones

Après avoir visionné une vidéo sur comment le cerveau envoie et reçoit les informations au reste du corps, nous avons appris un nouveau mot : le neurone.

Nous avons vu que chaque neurone est connecté et commande les différentes zones de notre corps.

Nous en avons ensuite réalisés en bonbons.

Et d’autres en matériaux pour en garder une trace… Parce que les neurones-bonbons… ont DISPARUS !

Les émotions

  • Lecture et travail à partir de l’album : La couleur des émotions, de Marie Antilogus et Anna Llenas

Nous apprenons quelles sortes d’émotions nous traversent, nous mettons des mots sur nos propres ressentis, puis nous fabriquons un livre de la classe sur les émotions des élèves.

  • A la manière de Billy dans l’album « Billy se bile » d’Anthony Browne, nous fabriquons des poupées-tracas pour qu’elles absorbent nos soucis pendant la nuit.

Nous visionnons des vidéos pour apporter de nouvelles informations.

La galaxie des émotions

Comment fonctionnent les émotions

Nous nous demandons pourquoi nous avons des ressentis différents face à une même situation. Voici un élément de réponse donné par Manon, notre mentor : 

Un même événement provoque des émotions différentes selon les individus, en fonction de l’importance qu’il a aux yeux de chacun. Lors d’un match de foot, les supporters de l’équipe gagnante sont contents à la différence de ceux de l’équipe adverse ; ceux que ce sport n’intéresse pas ne ressentent pas d’émotion.

Ressentir de la peur et du stress peut s’avérer utile car cela permet d’agir, d’adapter au mieux son comportement en réaction à un changement dans le monde environnant. De manière exemplaire, la peur nous « signale » que nous sommes en danger, ce qui nous permet de fuir ou d’agresser.

Questions à notre mentor Manon

Tout au long des activités de recherche et  des expérimentations, la maîtresse note les questionnements à propos du cerveau. Nous les envoyons à notre mentor, Manon. Merci à elle pour ces explications !

Voici la liste des questions et réponses (à retrouver dans les articles thématiques) :

1. En quelle matière est fait le cerveau?

Le cerveau adulte est constitué à 75% d’eau. Il contient plus de lipides (graisses) que d’autres organes : les lipides représentent 1/3 de son poids sec (1/5 pour d’autres tissus).

Si on coupe le cerveau on peut observer des zones plus foncées, gris-rosâtres à la surface et des zones blanches à l’intérieur

Il y a deux parties presque identiques à droite et à gauche, bien séparées (les 2 hémisphère).

 

2. Il doit y avoir beaucoup de parties pour toutes les bibliothèques qu’on fabrique?

les odeurs, les goûts, les sons…

Il y a effectivement plusieurs zones cérébrales dédiées à des fonctionnement spécifiques comme le langage, la mémoire. 

©La main à la pâte

Chaque fonction met en jeu un ensemble de régions qui sont connectées par des réseaux de neurones. Ce schéma peut montrer aux élèves  que le cerveau remplit plusieurs fonctions, mais qu’il le fait selon certaines modalités, et suivant une certaine géographie. L’exemple de la pomme permet de mettre en évidence que, face à un objet que l’on voit, dont on sent l’odeur, qu’on touche, dont on apprécie le goût, plusieurs régions du cerveau s’activent parce qu’elles forment un réseau.  Des réponses variées peuvent émerger de la discussion. Certains élèves auront pu placer l’étiquette pomme sur le lobe occipital et d’autres sur le lobe frontal : les deux sont justes. Certains autres pourront avancer que l’on peut penser à une pomme, sans la voir, sans la toucher…

 

3. Pourquoi nos blessures se réparent mieux la nuit?

Car les cellules de la peau se renouvellent plus vite la nuit ; la journée elles sont occupées à protéger la peau. 

 

4. Pourquoi le sommeil arrive d’un coup?

Le sommeil n’arrive pas d’un coup. Il faut d’abord s’endormir. Parfois, cet endormissement est tellement rapide que l’on ne s’en rend pas compte ; d’autre fois, c’est plus lent car le cerveau n’a pas encore reçu le signalement pour s’endormir. Ce signalement dépend  beaucoup du niveau de luminosité. La sécrétion de mélatonine  — l’hormone du sommeil — est influencée par les variations de lumière en fonction des saisons : plus de mélatonine l’hiver, moins l’été sous nos latitudes. La lumière des écrans pourrait être un facteur de résistance à l’endormissement.

 

5. Pourquoi le cerveau fonctionne tout le temps?

Car c’est l’un des centres du système nerveux. Cela signifie que c’est depuis le cerveau que les activités de notre corps sont coordonnées.

 

6. Pourquoi, des fois, on fait des cauchemars?

Par ce que parfois l’on fait aussi des rêves. Le cauchemar n’est rien d’autre qu’un rêve désagréable. Il est possible que les cauchemars soient plus fréquents en cas de fièvre, de maladie ou de stress mais ces hypothèses ne sont pas confirmées par la recherche. 

 

7. Comment le cerveau enregistre tout la nuit? 

Pourquoi le cerveau se rappelle de choses la nuit, parfois on se souvient des rêves, parfois non ?

Car le cerveau est actif la nuit. Si le corps est au repos, le cerveau continue de traiter de l’information. Le souvenir de ses rêves dépend du moment du réveil. Le sommeil est divisé en plusieurs phases et les rêves n’ont lieu qu’au cours de la phase du sommeil paradoxal, une phase très brève comparée à celle du sommeil profond

 

8. Concernant les différences face aux émotions, voici un élément de réponse : 

Un même événement provoque des émotions différentes selon les individus, en fonction de l’importance qu’il a aux yeux de chacun. Lors d’un match de foot, les supporters de l’équipe gagnante sont contents à la différence de ceux de l’équipe adverse ; ceux que ce sport n’intéresse pas ne ressentent pas d’émotion.

Ressentir de la peur et du stress peut s’avérer utile car cela permet d’agir, d’adapter au mieux son comportement en réaction à un changement dans le monde environnant. De manière exemplaire, la peur nous « signale » que nous sommes en danger, ce qui nous permet de fuir ou d’agresser.

Le sommeil

La poupée de la classe est arrivée un matin avec plein de pansements. Elle était tombée dans l’escalier car elle n’avait pas assez dormi… Cette situation a amené les élèves à se poser 5 questions et à tenter d’y répondre en dictée à l’adulte. Ils ont ensuite pris les photos ou vidéos en reprenant leurs réponses. Enfin ils ont légendé les images mises en pages dans une même affiche interactive.

Nos 5 questions sur le sommeil

Mais pourquoi dormir est-il si important ?

Que se passe-t-il dans notre cerveau pendant que nous dormons ?

Nous avons visionné plusieurs vidéos pour tenter de comprendre.

Sid le petit scientifique : Le sommeil

Nous avons appris que le cerveau et le corps fonctionnent sans s’arrêter, même la nuit. Le sommeil permet de réparer les blessures, mémoriser les choses vues dans la journée, grandir.

Cela nous pose de nombreuses questions que nous envoyons à Manon, notre mentor.

Pourquoi nos blessures se réparent mieux la nuit?

Car les cellules de la peau se renouvellent plus vite la nuit ; la journée elles sont occupées à protéger la peau.

Pourquoi le sommeil arrive d’un coup?

Le sommeil n’arrive pas d’un coup. Il faut d’abord s’endormir. Parfois, cet endormissement est tellement rapide que l’on ne s’en rend pas compte ; d’autre fois, c’est plus lent car le cerveau n’a pas encore reçu le signalement pour s’endormir. Ce signalement dépend  beaucoup du niveau de luminosité. La sécrétion de mélatonine  — l’hormone du sommeil — est influencée par les variations de lumière en fonction des saisons : plus de mélatonine l’hiver, moins l’été sous nos latitudes. La lumière des écrans pourrait être un facteur de résistance à l’endormissement.

 Pourquoi le cerveau fonctionne tout le temps?

Car c’est l’un des centres du système nerveux. Cela signifie que c’est depuis le cerveau que les activités de notre corps sont coordonnées.

Pourquoi, des fois, on fait des cauchemars?

Par ce que parfois l’on fait aussi des rêves. Le cauchemar n’est rien d’autre qu’un rêve désagréable. Il est possible que les cauchemars soient plus fréquents en cas de fièvre, de maladie ou de stress mais ces hypothèses ne sont pas confirmées par la recherche.

Comment le cerveau enregistre tout la nuit? Pourquoi le cerveau se rappelle de choses la nuit, parfois on se souvient des rêves, parfois non ?

Car le cerveau est actif la nuit. Si le corps est au repos, le cerveau continue de traiter de l’information. Le souvenir de ses rêves dépend du moment du réveil. Le sommeil est divisé en plusieurs phases et les rêves n’ont lieu qu’au cours de la phase du sommeil paradoxal, une phase très brève comparée à celle du sommeil profond

Sentir les goûts – la bouche

Observation de l’organisation et du fonctionnement de son corps :
On s’observe 2 à 2 en train de savourer puis avec une lampe de poche dans une glace: bouche vide, l’ouvrir toute grande, tirer la langue… Nous observons des intérieurs de bouche avec une petite caméra.
Nous remarquons les 2 lèvres, nous observons les dents, la langue (dessus avec les bourgeons, dessous les veines), le palet, la luette, les amygdales…
Expérimentation pour permettre aux élèves de constater des différences de goût dans les aliments chauds ou froids :
  • Nous préparons du cacao. Chaque élève verse un peu de lait (chaud, tiédi ou froid) dans son gobelet, ajoute du cacao et mélange. Les remarques des élèves pendant qu’ils préparent sont les suivantes: la couleur change, bien mélanger… Ils constatent que le cacao se mélange moins bien dans le froid, le lait chaud fume et sens plus fort…IMG_8125
  • Nous goûtons toutes les préparations. Nous constatons que la même boisson dégustée à des températures différentes ne provoque pas les mêmes sensations, toutes n’ont pas le même goût (plus sucrés, plus amers, plus chocolatés…). Nous disons nos préférences: le cacao amer n’est pas très apprécié.

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Expérimentation pour permettre aux élèves de reconnaître et distinguer le goût d’aliments différents qui ont la même apparence visuelle:

  • Proposer aux élèves des bols avec des poudres blanches: sel, sucre, farine, sucre glace, noix de coco, poudre d’amande…

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  • Défi : reconnaître ces aliments sans les goûter, juste avec les yeux. Mais toutes se ressemblent… Ensuite en les sentant… On reconnait la noix de coco à l’odeur.

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  • Pour les différencier et être sûrs, il faut les goûter. Nous nous exprimons sur ce que nous goûtons et émettons des hypothèses. Les paquets d’emballage sont à placer devant chaque bol. Nous vérifions ensemble les résultats.
  •  Conclure: toutes les poudres se ressemblent à la vue et se différencient par le goût ou à l’odeur. Certains sont agréables à manger, d’autres non (le sel pique, le sucre est granuleux et fond dans la bouche, la farine est douce et colle sur la langue…)

Expérimentation pour comprendre les liens qui existent entre le goût et les autres sens – Réaliser que la bouche détecte les goûts et que ceux-ci sont enregistrés dans notre cerveau:

  • Montrer 3 pommes différentes (une pomme verte Grany Smith, une pomme marbrée, une pomme jaune). Demander de choisir la pomme que les élèves préféreraient manger. Et pourquoi?

  • « La pomme rouge a été cueillie au bon moment alors que la verte et la jaune non. Elles ne sont pas mures. »
  • « La rouge est plus sucrée. Elle est plus grosse. »
  • « Moi je pense c’est la verte la meilleure. »
  • « Moi je me souviens que j’ai mangé une pomme verte qui était acide. Je l’ai aimée donc j’aimerai goûter celle là. »
  • « La troisième a des tâches donc on pense qu’il a des vers de terre. Elle n’est surement pas bonne. »
Même test avec le chocolat (yeux fermés) : cacao, tablette, granulés ou bonbons.

Exprimer les sensations et définir ce qui les surprend.

  • « Tous ont la même odeur mais pas le même aspect et pas le même goût. »
  • « Le cacao est le plus sucré parce que je sais, j’en bois le matin avec mon lait. « 
  • « Le bonbon est le plus sucré:  parce que les bonbons sont très sucrés donc ce chocolat sûrement aussi. « 
  • « La tablette parce que c’est mon chocolat préféré. « 

Conclusion : La vue joue un rôle important dans la reconnaissance des goûts. Juste en le voyant, on arrive à se souvenir du goût que ça a parce qu’elle a enregistré dans son cerveau. Les yeux nous renseignent sur l’aspect des aliments, leur formes, leur couleur. Ces aliments peuvent nous attirer ou nous dégoûter.

  • Avec le loto des odeurs, nous essayons de deviner en mettant des pinces-nez. Impossible! Pour sentir, nous ne pouvons utiliser que notre nez.

  • Nous faisons le même test avec les pastilles du loto des saveurs.

Notre goût est modifié quand on a le nez bouché. Cela nous arrive aussi quand on est malade quelques fois. Nous n’avons plus de goût dans la bouche quand nous avons le nez bouché.

Conclusion: notre nez joue un rôle important dans la reconnaissance des goûts. Les capteurs du nez et des papilles fonctionnent-t-ils ensemble?

Sentir les odeurs – le nez

  • Observation 2 à 2 puis dans une glace. Repérer les 2 narines dans lesquelles s’engouffrent les odeurs (même si on a les yeux bandés, les oreilles bouchées et la bouche fermée!) On repère bien le nez au milieu de la figure.

Schéma interactif

Première expérimentation:

  • Nous découvrons certaines épices et aromates (vanille, curry, menthe, poivre, citronnelle, réglisse, sésame, cacao, cannelle, cacahuète…), fleurs séchées, pots-pourris.
  • Nous identifions nos goûts et nos préférences. Nous n’aimons pas tous la même chose.
  • Ensuite, nous créons un nouveau parfum en choisissant différents éléments à disposition et en les mélangeant dans un pot contenant un peu d’eau.
  • Nous écrivons ensuite les mots sur l’étiquette de notre parfum.
  • Nous présentons notre parfum aux autres en expliquant ce qu’on a utilisé.
  • Conclure: chacun apprécie les odeurs à sa façon, suivant sa propre « bibliothèque » et ses souvenirs. Certaines odeurs sont plus fortes que d’autres.