Conclusion de projet

Ca y est, notre projet est (enfin) terminé !

Vous pouvez retrouver les recherches liées à nos deux problématiques de l’année sur ce blog des Savanturiers du cerveau :

  • Que sait-on des amis imaginaires ?
  • La transmission de l’information peut-elle s’arrêter ou se perdre ?

Nous aimerions remercier le dispositif des Savanturiers pour nous avoir permis de collaborer avec des chercheurs pour répondre à notre questionnement scientifique.

Nous aimerions également remercier les chercheurs qui nous accompagnent depuis ces deux dernières années : Amélia Legavre, François Taddei et Laurent Groc.

Un grand merci d’avoir poussé notre questionnement vers des frontières inconnues et d’avoir contribué à le construire par nos échanges.

           

Nous avons adoré ces deux dernières années de projets ! Nous sommes devenus à la fois des Savanturiers du possible et des Bâtisseurs de savoirs 🙂

Bryan, Laly, Mathys, Kylian, Idriss, Jade, Rébéca, Douae, Manon, Sandro, Matéo, Léna, Emmy, Jasmine, Sara, Nina, Marco, Thalia, Titouan, Tristan, Lucie, Matio, Mohamed, Roxane, Kérane, Chloé, Alassane, Lola, Shéryl et la maitresse.

Notre expérience de modélisation de la transmission de l’information

Problématique : « La transmission de l’information peut-elle s’arrêter ou se perdre ? » (4)

Afin de bien comprendre le fonctionnement de la transmission de l’information dans le cerveau, nous avons réalisé une expérimentation de modélisation en EPS.

Nous avons modélisé six situations avec trois variables différentes :

Variable 1 : Fréquence des potentiels d’action pré-synaptiques

Situation 1 A : Lors d’une succession lente de potentiels d’action, nous observons une transmission de l’information assez faible, tout dépend du nombre de récepteurs activés (2/5 en moyenne). Laurent Groc, notre parrain, nous a appris que dans le cerveau, près de un potentiel d’action sur deux s’éteint sans activer de récepteur.

Situation 1B : Lors d’une succession rapide de potentiels d’action, nous observons une transmission de l’information plus forte car il y a plus de récepteurs activés (2.75/5 en moyenne). Laurent nous a précisé que c’est le nombre de potentiels d’action qui renforce l’action : plus l’information est importante, plus le nombre de potentiels d’action est important.

Variable 2 : Effets de l’éthanol sur la transmission de l’information

Situation 2 : Nous observons que la transmission de l’information est plus faible (2.25 en moyenne) : tout dépend du nombre de récepteurs activés malgré la gêne de l’éthanol sur les récepteurs à GABA. Nous avons appris que l’éthanol (alcool) accentue l’effet ralentisseur du GABA.

Variable 3 : Synchronisation des potentiels d’action et du GABA

Dans la situation 3A, les potentiels d’action post-synatiques sont en avance sur le GABA. Nous observons une transmission de l’information quasiment nulle (0.5/5 en moyenne).

Dans la situation 3B, les potentiels d’action post-synaptiques apparaissent en retard par rapport au GABA. Nous observons une transmission de l’information inexistante (0/5).

Dans la situation 3C, le GABA et les potentiels d’action sont en phase, l’activation se fait au bon moment. Nous observons que la transmission de l’information est plus forte (2.25/5 en moyenne) même si notre résultat est inférieur à l’efficacité réelle du cerveau.

Nous avons compris que dans le cerveau, la synchronisation du récepteur activé et de la formation du potentiel d’action est essentielle pour la transmission de l’information.

Difficultés rencontrées lors de notre modélisation :

Les résultats de notre expérience sont normalement conformes à ce que notre parrain nous a expliqué du fonctionnement cérébral. Cependant, pendant notre expérience, nous avons rencontré des soucis : de précision de lancer, d’habileté dans la réception, de précipitation ou d’écoute de consigne parfois. Nos moyennes sont donc à relativiser.

CONCLUSION et réponse à notre problématique :

Oui, la transmission de l’information peut s’arrêter ou se perdre :

  • si les potentiels d’action ne sont pas assez nombreux (nous n’avons pas étudié la notion d’intensité)
  • si nous buvons de l’alcool, la transmission de l’information est fortement ralentie
  • si l’activation des récepteurs post-synaptiques et la formation des potentiels d’actions post-synaptiques ne se font pas au bon moment.

CONCLUSION de notre parrain de projet, Laurent Groc :

Il y a deux  scénarios :

  • pas d’information, pas d’encodage, le potentiel d’action s’éteint donc pas de neurotransmetteur libéré(courbe de 0 à 1)
  • quand ce n’est pas la bonne sortie activée, ce n’est pas le bon neurone activé : le neurone d’en face n’est pas réceptif à l’information

Dans le cerveau, il y a beaucoup d’essais-erreurs, ce n’est pas un câblage d’ordinateur, c’est comme ça que le cerveau et le système nerveux fonctionnent.

Une synapse est efficace à 90% dans les oreilles, à 20% dans le cortex, en moyenne 50% (une chance sur deux) dans le cerveau. D’où l’importance d’essayer plusieurs fois et de procéder par “filtrage” : si c’est vraiment important, il faut répéter plusieurs fois, comme pour l’apprentissage et essayer différentes stratégies. Le cerveau apprend de ses essais et de ses erreurs.

Même le CERVEAU APPREND A APPRENDRE !

Ressource à disposition pour les enseignants (co-construction Amélie Vacher / Laurent Groc)  :

modélisation du jeu de la synapse doc enseignant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enquête sur les amis imaginaires

Cette année, les 29 élèves de ma classe de CM1 ont mené de front deux problématiques de recherche pour leur projet Savanturiers du cerveau.

Bien que la fin de l’année approche à grands pas, nous n’avions pas encore terminé la présentation de nos résultats d’enquête sur notre problématique de recherche : « Que sait-on des amis imaginaires ? »

En effet, une caractéristique assez peu commune avait éveillé notre curiosité en début d’année : 22 des 29 élèves de la classe possédaient un ou plusieurs amis imaginaires : il n’en fallait pas beaucoup plus pour nous lancer dans une exploration et le sujet ne paraissait pas très étudié.

Nous avons le plaisir de diffuser notre compte-rendu d’enquête, ce que les élèves ont appris et ressenti à l’issue de notre expérimentation sur ce thème.

Bonne lecture !

Format pdf :

Résultats enquête amis imaginaires 2016 2017

Format vidéo :

https://youtu.be/oCBN7243bfI

Merci à tous les participants

Toute l’équipe tient à remercier les classes ayant mené un projet d’éducation par la recherche cette année 2016/2017.

Un grand merci à :

ÉCOLE LA VILLA BLANCHE (Cycle 3)

LYCÉE STE CLOTILDE (1STMG)

COLLÈGE SAINT-SERVAIS (2ème secondaire)

ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE ÉCHALIERS (ce1-ce2)

ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE PIERRE ET MARIE CURIE (CM2)

COLLÈGE JACQUES PRÉVERT (6e, 5e, 4e, 3e : dispositif ULIS TFC)

ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE ROUVIER (CM1)

COLLÈGE GÉRARD PHILIPE (4ème)

ÉCOLE MATERNELLE CAPSUS (MS/GS)

ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE DES MARRONNIERS (CM1)

LYCÉE PROFESSIONNEL GEORGE SAND (CAP et dispositif Ulis troubles cognitifs)

ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE JEAN ERRARD (Ce1 ou ce2)

ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE SUR LES BOIS  (CP CE1)

ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE JEAN DE LA FONTAINE (CM2)

ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE LOUISE MICHEL (CM2)

ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE DE GRANGENEUVE (CE1-CE2_CM1)

LYCÉE FRANÇOIS MAURIAC (1S)

LYCÉE FRANÇOIS MAURIAC (1S)

COLLÈGE PIERRE DE MONTEREAU (sixième)

ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE DU CENTRE (CM2)

ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE LA BIOLLE (Cm2)

COLLÈGE LE LAOUL (6ème et 5ème)

ECOLE SAINT-EXUPERY (LANGON) (CM1)

ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE ANTOINE DE SAINT-EXUPÉRY (VOLSTROFF) (CP)

Les Savanturiers Ed-team

La transmission de l’information peut-elle s’arrêter ou se perdre ? (3)

3) Que se passe-t-il lorsque la transmission de l’information est perturbée ?  

Nous avons commencé par rechercher dans quelles situations la transmission de l’information pouvait être pertubée. Nous étions d’accord sur le fait que des bruits trop forts, les rayons du soleil, la fatigue, les émotions, la drogue ou l’alcool pouvaient causer des perturbations, parfois définitives.

  • Cas de l’alcoolisme : « Que se passe-t-il quand on boit de l’alcool ? » 

Nous avons réfléchi aux effets visibles que l’on pouvait repérer lorsque l’on boit de l’alcool. Après avoir discuté de l’âge « acceptable » pour en boire (« pas avant 16 ans, voire 18 ans » d’après les enfants) et des types d’alcool (discussion autour de la bière, du vin et d’autre alcools comme le whisky), les enfants ont partagé des expériences assez personnelles sur les réactions qu’ils avaient déjà constatées chez les autres :

– certains rigolent beaucoup

– d’autres se mettent en colère

– d’autres encore ont envie de dormir

Tous les élèves étant d’accord sur le fait que lorsque l’on boit trop, « on ne marche plus droit », c’est bien le signe qu’il se passe quelque chose dans le cerveau. De plus, dans le conte du « Petit Prince », le personnage du géographe disait aussi du buveur « qu’il voyait double », ce qui était mauvais pour ses données scientifiques !

Nous avons appris avec notre parrain que l’éthanol, la molécule de l’alcool, possédait la même forme que le GABA (neurotransmetteur inhibiteur, voir article 2). En se fixant sur ces récepteurs GABA, l’éthanol exagère leur effet et donc le ralentissement du cerveau.

Ressource vidéo utilisée en classe : https://www.youtube.com/watch?v=kd7HGqtLwws

Nous avons donc mieux compris les dangers de l’alcool sur la conduite : toutes les informations sont traitées plus lentement et donc nos réactions sont aussi plus lentes. Difficile alors d’éviter un animal qui surgit sur la route ou tout autre obstacle…

Les élèves ont aussi abordé la notion de plaisir et de dépendance qui peut se mettre en place avec l’alcool comparant l’alcoolisme au tabagisme tout en se souvenant d’un exemple utilisé l’an dernier sur la notion de plaisir : « Maîtresse, l’alcool doit aussi avoir un effet sur l’hormone du plaisir, comme les chips » ! Certains se souvenaient de son nom : la dopamine.

Ressources vidéo utilisées en classe :

Ressources possibles pour l’enseignant :

 

  • Cas d’une maladie neurologique 

Les maladies neurologiques sont la spécialité de notre parrain de recherche, Laurent Groc. Il nous a expliqué que la cause majoritaire des maladies psychiatriques sont dues à des synaptopathies, c’est à dire des maladies touchant les synapses. La mort des neurones est liée au dérèglement des synapses. C’est un grand enjeu de recherche car les symptômes et les troubles neurologiques sont tardifs mais leur mise en place est précoce. Son travail de recherche vise à mieux comprendre ces mécanismes pour trouver des traitements.

 

 

Des neurosciences en maternelle, même pas peur !

Merci à Stéphanie pour ce bel artcle !

L'ÉCOLE DE DEMAIN

Murielle Ducroo (@MurielleDUCROO sur Twitter) s’est lancée avec ses élèves de moyenne et grande section dans un projet neurosciences accompagnée par les Savanturiers dans le cadre du projet Savanturiers du cerveau. Murielle nous raconte cette année pas comme les autres où le défi de s’interroger sur le fonctionnement du cerveau n’a pas fait peur à ses petits chercheurs en herbe !

« Il y a eu beaucoup de questions auxquelles les enfants ont essayé de répondre. Si on se concentre plutôt sur les problématiques de recherche qu’ils ont évoqué, ils ont d’abord posé des questions sur les langages des neurones ? Comment les neurones se parlent-ils lorsqu’on utilise différents langages (mathématique, musical, oral…) ? Nous n’avons pas pu lancer les recherches sur ces questions car il aurait fallu avoir à disposition des moyens matériels dont nous ne disposions pas (électro encéphalogrammes etc.)

Nous avons donc laissé maturer puis nous avons…

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